Illustrations

J’ai appris à dessiner en noir et blanc, au crayon papier 2B et à la mine de plomb jusqu’au 9B. J’ai commencé par dessiner des pommes, beaucoup de pommes et si possible à l’envers, parce que – comme disait mon professeur – tu vas apprendre à dessiner ce que tu vois au lieu de dessiner ce que tu crois savoir. Et la couleur? Apprends d’abord l’ombre et la lumière… j’avais onze ans et je m’en souviens comme si c’était hier. De nature plutôt timide, je ne l’ai jamais contredit et j’ai bien fait. Et c’est comme ça que j’ai dessiné en noir et blanc pendant trente ans, ne me croyant pas prête à utiliser la couleur. Mais j’ai expérimenté pas mal de techniques en noir et blanc. D’abord la mine de plomb puis l’encre de Chine, la gouache, l’acrylique, le papier noir découpé. En 2013, mon éditeur de cartes postales Titi Pinson m’a demandé d’ajouter « une touche de couleur »! En étais-je capable après toutes ces années en noir et blanc ? J’y suis allée par toutes petites touches persuadée qu’en effet je n’en étais pas capable. Et puis l’outil numérique m’a permis de découvrir la couleur sans grand danger et j’ai adoré ça. Mêler le dessin traditionnel en noir et blanc, à l’encre de Chine et la couleur numérique, me permet d’expérimenter la couleur tout en pratiquant l’illustration à l’encre de Chine que j’aime tant.
Aujourd’hui les illustrations que je fais pour les cartes postales, marque-pages et albums jeunesse sont entièrement réalisées avec cette double technique. Mes dessins originaux sont donc tous en noir et blanc. Après ça je pourrais vous parler de la quête du meilleur papier mais c’est un autre débat !

Illustrations pour cartes

Entièrement réalisées au feutre fin et à l’encre de Chine, mes illustrations pour cartes postales sont colorisées numériquement. Je m’applique à faire en sorte que chaque image raconte une histoire. Une carte postale, on l’offre ou on la garde pour soi comme un petit tableau c’est pourquoi je dessine des images dans lesquelles on se sent bien. La nature, des livres, du thé, un coussin et un chat en sont les principaux ingrédients.

Illustrations pour marque-pages

Comme pour les cartes, je dessine les marque-pages au feutre et à l’encre de Chine et une colorisation numérique. Le format de ces images est une contrainte que j’apprécie beaucoup, elle m’oblige à aller plus dans l’ornement que dans la saynète.
J’ai une appétence particulière pour les marque-pages ornés de fleurs et d’oiseaux. Le marque-page est un compagnon de lecture alors autant qu’il soit beau !

Soudain dans la forêt profonde…

Un de mes grands thèmes de prédilection a très longtemps été l’arbre. Encore aujourd’hui je les admire et ai envie de les dessiner. Cette série de grandes illustrations – pour la plupart à l’encre de Chine mais pas que – a fait l’objet de plusieurs expositions.
Actuellement je me forme à la linogravure et je sais qu’avec cette nouvelle technique je vais continuer d’explorer les silhouettes ô combien majestueuses des arbres. La forêt me fascine et m’enchante. On peut s’y cacher mais aussi s’y perdre, y croiser une faune surprenante mais aussi ses peurs…

sauterelle

Dans mon jardin il y a

Ce projet est le fruit du temps passé à contempler mon jardin. J’ai choisi de le travailler en noir et blanc, à l’encre de Chine. Cette technique permet un large choix de nuances en fonction de la dilution de l’encre, mais aussi une teinte naturellement chaude. L’élément végétal constitue le décor à fort caractère graphique de la scène, l’animal, quant à lui, en est l’acteur principal.
Alors, vous constaterez, comme moi, que dans mon jardin il y a… un fantastique bestiaire.

Bric-à-brac

Pour cette série de 24 dessins, j’ai eu l’idée un peu folle de me lancer un défit: celui de réaliser une série de dessins entièrement faits au critérium 0.7mm. Chaque image représente des objets en plus ou moins gros plan qui m’appartiennent. Le défi consistant à représenter avec un seul outil, du bois, du verre, du papier, du cuir, du métal, du tissu, du fil… Une espèce d’inventaire d’objets chinés au cours des années, une manière de les regarder autrement – quasi photographique – le tout sublimé par la puissance du noir et blanc. Même mes vieilles chaussures sont belles, non?